03 juin 2006

Mission accomplie

Désolé de pas avoir donné de nouvelles depuis un bout de temps, mais ça fait 3 jours qu’on est dans des endroits où il est impossible de trouver une connection internet. Donc mercredi matin, on part de Trichy direction Dindigul. A Dindigul, on entre dans une nouvelle dimension… les Indiens n’ont pas l’air d’avoir souvent vu des blancs, les routes dans la ville ne sont pas toutes goudronnées, on peine un peu pour trouver un restau mais on finit par manger un super thali. Ensuite, on décide d’aller acheter des cadeaux pour les enfants de l’orphelinat, bien qu’on n’ait aucune idée de leur nombre exact. On galère un peu mais on finit par trouver des ballons de baudruches, des crayons et surtout une grosse boite remplie de mentos. Etant donné que le gars les vend 50 paisas pièce (1/2 roupie) et qu’on estime le contenu a un peu plus de 100 mentos on lui propose 50 roupies pour tout plus la boite. Le gars refuse et il nous demande 80 roupies. On discute, on essaye de le convaincre, on voit bien que y’a pas plus de 100 mentos dedans, il vend tout d’un coup ça devrait l’arranger. Impossible de lui faire changer d’avis, il veut bien descendre a 75 roupies min. Vu qu’on est sur de nous, on décide de compter les mentos dans la boite et les acheter a la pièce. On se met à 2 pour compter, en présence de témoins. Bilan: 156 mentos. Tous ses potes se foutent de notre gueule, on lui file ses 75 roupies et on se barre en l’ayant assez mauvaise. Direction la gare routière. Et la on se rend compte que se balader dans une gare indienne avec des centaines d’enfants des rues qui mendient alors qu’on se trimbale avec une boite pleine a rebord de bonbons, c’est pas la meilleure chose a faire si on veut les garder. On sacrifie une partie du stock qu’on file aux premiers gamins qui nous repéré et on cache le reste avant que leurs potes rappliquent. On cherche vite le bus pour Batlagundu, qui est complètement bondé. A partir de ce trajet, on ne fera plus un seul voyage assis. Eric monte dans le bus et se retrouve nez a nez avec un canon de fusil. Pas de panique, c’est un petit vieux qui se balade avec son arme dans le bus… normal quoi. 3h de voyage debout puis on arrive à Batlagundu, on prend un rickshaw pour aller à l’orphelinat qui se trouve à Genguverpati, un village a 10km de batlagundu. La, pas de bol, on nous annonce que Nagaselwam ne se trouve pas dans cet orphelinat mais dans un autre, situé à une 50aine de km, et que un ancien pensionnaire veut bien nous y emmener. Il est à peu près 4h de l’aprem, on a le temps d‘après le directeur de l’orphelinat d’y aller puis de revenir et de loger a la guest house de l’orphelinat principal. Mais en fait, pour rejoindre le 2e orphelinat, il nous a fallu pas moins de 4 bus différents, tous bondés, et 3 heures (pour faire 50km qd même). Mais c’est pas grave parce que la route est superbe : on traverse des rizières, des tout petits villages. Détail marrant, au beau milieu d’un hameau de 30 âmes grand max. en comptant les vaches sacrées, on trouve une ‘polytechnique school of chadambara’. Autre point : où qu’on soit dans l’inde, et même dans les endroits les plus paumés, toutes les maisons affichent le symbole de leur appartenance politique sur leur mur, preuve que la démocratie fonctionne bien. On arrive enfin a prendre le dernier bus pour l’orphelinat, assis sur un sac de mangue et la Éric me fait un signe de la tête : juste à côté se trouve deux têtes blondes. C’est vraiment étonnant parce qu’on avait vu le dernier blanc a l’hôtel de Tanjore et la on se retrouve nez a nez avec 2 hollandaise. Apres qqs explications on apprend qu’elles bossent comme bénévoles pour l’orphelinat ou on va, mais c’est un peu galère parce que ça ne fait que 3 semaines qu’elles sont la. A l’orphelinat, on est accueilli par la directrice dont je ne me souviens pas du nom mais que on va appeler Marie même si elle est indienne. Donc Marie nous attend avec Nagaselwan qui a pas l’air super en forme et pour cause, ils viennent d’apprendre que son père est mort. En fait Nagalselwan vient d’une tribu des montagnes environnantes et sa mère est morte très tôt. Dans leur communauté, les femmes élèvent ensemble les enfants mais la il semblait que personne s’occupait de lui. Son père, étant atteint de la Tuberculose ne prennait pas soin de lui non plus et a préféré le confier a l’orphelinat. On parle un peu avec lui, puis Marie nous fait visiter l’orphelinat qui marche comme suit : Chaque petite maison de 2 pièces est gérée par une mère qui prend en charge 7 enfants jusqu'à leurs 13 ans, puis les enfant sont ensuite transférés dans un autre orphelinat. A chaque fois qu’on arrive dans une des maisons, les enfants sont tous super souriants, puis la mère nous propose de manger avec eux. Gros coup de stress quand on apprend que quasiment la moitié des enfants présents sont atteints du SIDA. Après la visite, Marie nous demande ou on veut dormir. Etant donné qu’il est plutôt tard et qu’on est moyen chaud pour se retaper du bus pour rentrer à l’orphelinat principal elle nous propose de dormir ou ici, ou avec Nagaselwam qui vit dans un autre bâtiment, a 5km d’ici avec les autres garçons de plus de 13 ans. Donc on finit par aller la bas, après avoir invité Nagaselwan dans LE restau du village environnant avec notre guide et le conducteur de la jeep qui nous emmène dans le bâtiment des garçons. Là bas on est accueilli par 50 préados qui dorment dans une salle commune sur des nattes. On nous distribue nos nattes et on se couches avec eux. Le lendemain, lever 4h45 pour assister a la douche des enfants dehors sous un énorme arc en ciel… magique. On repart avec comme destination koadikanal et un centre de méditation qu’un indien rencontré a trichy nous avait conseille d’aller voir. Donc on prend un bus qui nous pose au milieu de nul part dans les montagnes, et la on voit nue pancarte « bodi Zendo » situe a qqs km en haut d’une montée. On commence a grimper, puis un camion pick-up passe devant nous. Il nous confirme la direction puis nous invite a monter derrière : on balance nos sacs pardessus la rembarbe et on finit notre trajet assis sur un chargement de bois. Une fois arrive au centre, malheureusement on peut pas ester parcequ’ une mini-session de trois jours commence le lendemain et toutes les chambres sont réserves. On visite le centre, passe un moment dans le jardin puis on fait une rando sur une des montagnes voisines avant de repartir. On rejoint alors la station climatique de koadikanal d’où on cherche des moyens pour rejoindre la cote : on hésite entre mangalore/kalikut/goa. mais la, grosse galère, impossible de trouver des billets, l’agent de voyage est a moitie débile et il finit par nous vendre des places pour aller a goa en passant par dindigul et bangalore en bus puis bangalore -> goa en avion. En arrivant dans le bus, on nous dit que y’a plus de place alors qu’on a déjà paye nos billets et je fini le voyage assis sur les marches du bus a cote du conducteur. Puis on prend l’avion bangalore-goa, on arrive et il fait chaud mais il fait pas beau

Posté par nicovabret à 08:21 - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur Mission accomplie

    super

    oui super ton voyage Nico, Et tu ne parles pas de la réaction de votre protégé au restaurant ?

    Bisous

    Posté par papai, 04 juin 2006 à 00:05 | | Répondre
  • Magnifiquement raconté, nous vivons tes aventures avec toi, même tes sentiments passent et nous avons envie de discuter avec toi toute la nuit. Bravo excellente leçon de vie
    martine

    Posté par martine, 06 juin 2006 à 09:21 | | Répondre
  • assez fier

    c 'est bien frangin au moins tu vois la vrai inde pas celle des souris de labo ... t'auras autre chose à raconter de ton sejour que ton t shirt hrd rock café banglador ^^ continu a jouer les motards!

    Posté par ton frere, 06 juin 2006 à 22:50 | | Répondre
  • wah
    j'ai hâte d'avoir les détails par oral ce week end

    Posté par caro, 07 juin 2006 à 00:07 | | Répondre
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